10/11/2013
Ils osent tout...
Ils osent tout :
Même s’attaquer aux anciens combattants !
Le gouvernement aux abois vient de s’en prendre à une population à laquelle personne n’avait jusqu’à ce jour osé s’attaquer : las anciens combattants, victimes de guerre et pupilles de la Nation. Ils ont droit à une pension d’un niveau modeste, 1.739 € par an en 2013 au maximum, pour laquelle l’État contribue à un niveau allant de 12,5 % à 60 %. Le projet de loi de finances pour 2014 ramène à 20 % cette majoration. Il fallait oser…
On en attend 10 millions d’économie en 2014 et 30 millions en 2015.
Parallèlement, on vient d’inventer une nouvelle alloc’ de 434 € par mois au profit des cancres de moins de 25 ans trop illettrés pour pouvoir postuler à un "emploi d’avenir" (emploi aidé par des fonds publics) pour lequel il convient de manier la langue correctement, les chiffres (…) et donc une claire expression orale afin de satisfaire aux demandes, même basiques.
On expérimente la chose sur 10.000 jeunes : si je calcule bien, cela fait quand même quelque 52 millions d’euros.
Les anciens combattants et les pupilles de la Nation n’y suffiront pas.
( Note de Kurgan : d'autant plus que l'objectif, pour ce qui en est du versement de la "prime à la glandouille" pour "traîne-patins diplômés", est de passer de 10.000 bénéficiaires à 100.000 en moins de 3 ans ; et que là - du coup - c'est 520 millions… qu'ils devront voler dans NOS poches ! )
François Jourdier

10:17 Publié dans Blog, Monde en perdition, Politique / économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anciens combattants, monde en perdition
La butte rouge
Sur c'te butt'là y'avait pas d'gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah ! C'était loin du Moulin d'la Galette,
Et de Panam' qu'est le roi des pat'lins.
C'qu'elle en a bu du beau sang cette terre,
Sang d'ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents !
La Butt' Rouge, c'est son nom,
L'baptême s'fit un matin,
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin.
Qui boira ce vin là, boira l'sang des copains.
Sur c'te butt'là on n'y f'sait pas la noce
Comme à Montmartr' où l'champagne coul' à flots;
Mais les pauvr's gars qu'avaient laissé des gosses
Y f'saient entendre de terribles sanglots !
C'qu'elle en a bu des larmes cette terre,
Larm's d'ouvriers, larmes de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans !
La Butt' Rouge, c'est son nom,
L'baptême s'fit un matin,
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin.
Qui boit de ce vin là, boit les larmes des copains
Sur c'te butt'là, on y r'fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons ;
Filles et gars doucement y échangent
Des mots d'amour qui donnent le frisson.
Peuvent-ils songer, dans leurs folles étreintes,
Qu'à cet endroit où s'échangent leurs baisers,
J'ai entendu la nuit monter des plaintes
Et j'y ai vu des gars au crâne brisé !
La Butt' Rouge, c'est son nom,
L'baptême s'fit un matin,
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin.
Mais moi j'y vois des croix portant l'nom des copains !
« La butte rouge »
Ecrite par Gaston Mardochée Brunswick dit Montéhus, en 1923.
10:16 Publié dans Blog, Guerriers, Histoire de France, In memoriam, Musique, Poésie, Terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la butte rouge, montéhus, docteur merlin, poilus, première guerre mondiale












































