Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/02/2015

Debaltsevo, tombeau des forces de Kiev

Ukraine / Donbass :

Debaltsevo, tombeau des forces de Kiev

 

L’Union européenne réclame une trêve dans le Donbass : il faut sauver l’armée de Porochenko qui se prend une nouvelle déculottée !Une trêve qui, si elle avait lieu, ne serait pas respectée par la partie ukrainienne qui poursuit ses pilonnages massifs à l’artillerie lourde contre les zones résidentielles, y compris avec des sous-munitions et des obus au phosphore. Hier, un hôpital a été touché de plein fouet, aujourd’hui ce sont une école, une station d’essence et des transports publics. Les victimes sont nombreuses. Les combats continuent dans la poche de Debaltsevo, les FAN doivent y nettoyer tous les recoins et les forces de Kiev y sont solidement retranchées, elles y mourront. Réduire ce chaudron n’est maintenant qu’une question de temps. Kiev préfèrera y perdre ses troupes, plutôt que de négocier leur évacuation. Kerry en visite à Kiev est là pour rappeler à Porochenko qu’il doit faire la guerre aux « Russes » jusqu’au dernier Ukrainien.

3Gt_gxJQVuk.jpg

Terrible vue de Dniepropetrovsk :

La propagande de l’armée ukrainienne sur une grande affiche et derrière…

le cimetière avec des tombes toutes fraîches.

 

---------------------------------------------------------------------

 

Les soucis de l’état-major du « bataillon Kiyevskaya Rus » continuent. Il y a quelques jours, son commandant Evgeny Tkachuk, était entendu à Kharkov, accusé de défection devant l’ennemi. Certains de ses officiers, comme un de ses adjoints, Oleg Potaychuka, subissent le même sort. La police politique de la junte leur reproche de ne pas s’être battus jusqu’au dernier, sans moyens, ni soutien. Eux ne cherchaient qu’à sauver leurs hommes d’une situation militaire intenable. Voilà un bien triste sort pour ceux qui défendent, en dépit du bon sens et de l’honneur, un régime criminogène sans foi ni loi.

C’est aussi un moyen pour la junte de trouver des boucs émissaires faciles afin de cacher à son bon peuple la grave crise opérationnelle de l’armée ukrainienne qui en est à ne même plus avoir la capacité de mettre en œuvre des contre-attaques sectorisées.

 

Situation humanitaire alarmante

 

Les résidents de la ville de Debaltsevo sont à bout, des milliers d’entre eux s’abritent désespérément comme ils le peuvent, en tentant d’échapper aux tirs, sans eau courante, ni nourriture, ni l’électricité et sans la moindre assistance médicale la plus élémentaire. Les civils se cachent dans des sous-sols dans des conditions précaires et totalement inhumaines. C’est Amnesty International qui rend compte de cette situation en prenant bien soin, toutefois, de ne pas heurter trop Kiev dans son compte-rendu. Et en évitant de préciser que les seuls soutiens et protections dont bénéficient des milliers de civils dans le chaudron viennent des forces de Nouvelle Russie. Les civils évacués d’Uglegorsk ont été relogés tant bien que mal par la République populaire de Donetsk sur Enakievo, Donetsk et Makeevka. Les pilonnages des forces de Kiev sur les zones urbanisées de la poche sont constants. Même situation déplorable dans Avdeevka, où les forces ukrainiennes viennent d’en expulser les infirmiers à domicile qui soignaient les personnes âgées. Les centres sociaux ont été réquisitionnés et on se prépare à accueillir de nouvelles unités militaires ukrainiennes.

La population de Debaltsevo avait quelque 25.000 âmes avant-guerre, elle n’est plus que d’environ 7.000 civils, avec beaucoup de personnes âgées et de malades. Les forces ukrainiennes affirment avoir évacué plus de 2.000 personnes depuis le 28 janvier. Ce qui est bien évidemment faux. Le commandement ukrainien a « jusqu’à nouvel ordre » interdit à la population civile de quitter la ville. Mais comme John Kerry, le chef de la diplomatie d’Obama, est en visite à Kiev, la junte entend faire bonne figure : ce soir, on apprend qu’un « corridor vert » avec des bus sera organisé demain par les autorités républicaines pour évacuer les civils. Kiev a accepté l’offre de la République populaire de Donetsk de permettre aux résidents de Debaltsevo de quitter la ville. Décidément, le boucher de Kiev est trop bon…

Note de Kurgan : attention néanmoins ! Qu'ils n'en profitent pas pour... (voir ici) ces salopards sont capables de tout ! 

Debaltsevo-reduction-poche-19-09-2014-04-02-2015.jpg

Évolution de la réduction de la poche de Debaltsevo depuis le 19 septembre 2014

 

--------------------------------

 

La proche de Debaltsevo se rétrécit lentement

Face à Zanzharovka et la hauteur 307.9, au nord-est de la poche, une compagnie affaiblie de T-64BM Bulat de la 1re brigade de chars ukrainienne, renforcée d’une compagnie mécanisée, a été positionnée. Ces derniers jours, elle a dû subir un certain nombre de pertes dues au harcèlement continuel des FAN et à l’artillerie républicaine. En face, le village est tenu par les éléments du bataillon « Août ». L’unité ukrainienne verrouille l’accès, quelques kilomètres plus à l’ouest, vers Luganskoe-Svetlodarsk, villages au centre de la zone des réservoirs qui commande l’accès à la poche : qui contrôle Luganskoe et Svetlodarsk contrôle les entrées et les sorties de la partie supérieure de la poche de Debaltsevo, puisque la partie inférieure est maintenant refermée. Pour l’heure, les forces républicaines sont bloquées sur ce secteur.

h2ftEcO6v8w.jpg

BMP-2 ukrainien "revalorisé"… et détruit ! 

--------------------------

Plus au sud, Uglegorsk et les quartiers de Debaltsevo sous contrôle des FAN, essuient régulièrement des tirs des batteries kieviennes, essentiellement celles positionnées entre Artemovsk et l’entrée de la poche. La progression à l’ouest d’Uglegorsk, dans Kalynovka, sur les quartiers est, nord et sud-est de Debaltsevo et dans Chernukhino est laborieuse : il faut éliminer tous les snipers, faire attention aux pièges aux champs de mines innombrables, aux groupes infiltrés ou camouflés qui peuvent frapper sur l’arrière, etc. Et cela dans des conditions de combats particulièrement épuisantes (froid, tirs d’artillerie, etc.).

 

Les civils, cibles privilégiées des forces de Kiev

 

Sur Gorlovka, les pilonnages de l’artillerie lourde ukrainienne ne cessent pas. Ce matin, et pendant plus de trois heures, la plupart des quartiers ont été secoués par des salves d’obus et de roquettes particulièrement destructrices et meurtrières.

(...)

L’essentiel de l’information sur le secteur de Donetsk concerne les frappes de l’artillerie ukrainienne. La nuit du 4 au 5 février fut particulièrement pénible pour les habitants de Donetsk : aux salves kieviennes répondaient les frappes de contre-batterie des forces républicaines. Depuis deux semaines au moins, ces dernières disposent de quelques sections de BM-27 et de BM-30, de même que de rares obusiers lourds de 203 mm 2S7. De quoi donner un peu le change aux artilleurs de Kiev.

Mais les obus et les roquettes touchent encore la plupart des quartiers de l’agglomération. Les résidents ont signalé des frappes avec des obus au phosphore. Une nouvelle école de Donetsk a été endommagée par des tirs des batteries ukrainiennes.

À la suite de tirs ayant touchés une station d’essence, des arrêts des transports publics et de nombreuses habitations, il y aurait eu aujourd’hui une trentaine de tués et plus de 50 personnes blessées à des degrés divers.

(...) 

 

Secteur sud : harcèlements et pilonnages

 

Plus au sud-ouest, des progrès sensibles sont à signaler sur Krasnogorovka et Marinka : plusieurs positions ukrainiennes, y compris des unités d’artillerie, semblent avoir été neutralisées depuis 48 à 72 heures par les FAN. Dans la matinée, la zone à l’est immédiat de Marinka a été le théâtre d’un affrontement d’une intensité moyenne avec soutien de l’artillerie des deux côtés.

Encore plus au sud, l’artillerie républicaine semble avoir détruit plusieurs cibles dans la zone fortifiée de Volnovakha : des emplacements fortifiés, des entrepôts de matériels, des dépôts de munitions, etc. Des pertes seraient importantes pour les militaires ukrainiens.

Si le front de Mariupol ne semble plus bouger, en revanche les accrochages et les duels d’artillerie sont nombreux sur la ligne de contact, jusqu’au secteur de Granitnoe. D’ailleurs, sur les réseaux sociaux, le « bataillon Azov » s’en plaint quotidiennement, ce qui est nouveau. (...) 
Plusieurs DRG opèrent sur ce secteur : dernièrement, l’un d’entre eux a réussi à faire prisonniers pas moins de 11 soldats ukrainiens à l’intérieur même des lignes kiéviennes.

 

Jacques Frère, pour NationsPresse.info, le 05 février 2015. 

 

Pour lire l'intégralité de l'article, regarder les vidéos, etc. : c'est ici

 

------------------------------------------------------

 

Lire / Voir également : Ukraine/Novorossia : SITREP du 05.02.2015

 

Sur Le Blogue Noir de Brocéliande

 

-------------------------

 

Ajout Fiertés Européennes : 

 

 

[eng subs] DPR dept. corps commander Eduard Basruin

evening sitrep : 05/02/15.

 

------------------------------------------------

 

Dernière minute ! 

 

 

[eng subs] Eduard Basurin answers about ceasefire of  06/02/15

and evacuation from Debaltsevo.

 

Traductions & Subtitles : Kazzura

Le point sur la guerre en Ukraine, par Alexander Mercouris.

Le point sur la guerre en Ukraine

 

Par Alexander Mercouris – Le 4 février 2015.

Source The vineyard of the Saker

 

Russia Insider a publié mon dernier article sur l’évolution de la guerre en Ukraine.

C'est une version plus élaborée et approfondie de celui qui avait déjà été publié ici.

 

----------------------------------------

 

LES PERTES UKRAINIENNES

 

La thèse essentielle que je développe dans cet article est que ce ne sont pas les mouvements tactiques mineurs qui déterminent le cours de cette guerre. C’est le nombre de victimes infligé à l’armée ukrainienne. Elle a pris une raclée pendant l’été, elle prend à nouveau une raclée.

Dans mes articles publiés sur Russia Insider, j’ai mentionné le chiffre de 1 100 victimes infligé à l’armée ukrainienne pendant la bataille de deux semaines pour l’aéroport de Donetsk, chiffre indiqué dans des documents officiels ukrainiens que des hackers ont piratés. Les Forces armées de Novorussie (NAF) évaluent actuellement le nombre total de soldats ukrainiens morts depuis la reprise des combats à environ 1 500. Colonel CASSAD disait hier que le chiffre pourrait être de plus de 1 800 tués.

Les chiffres de 1 500 et 1 800 couvrent une période plus longue que celui de 1 100 dans les documents ukrainiens piratés. Le fait qu’ils soient tous du même ordre de grandeur suggère que tous ces chiffres sont fiables. Si c’est bien le cas, alors cela montre que j’ai raison de croire que l’armée ukrainienne subit des pertes au rythme de plusieurs centaines de morts par semaine.

 

LES PERTES DES SÉPARATISTES DE LA NAF

 

Bien sûr, les NAF souffrent également d’un taux élevé de pertes actuellement. Toutefois, il est clair que c’est à un niveau sensiblement moindre que l’armée ukrainienne. Comme je l’ai dit dans l’article de Russia Insider, le porte-parole des NAF a indiqué que, selon eux, le ratio des pertes est de 1 à 4. Colonel CASSAD pense que pendant la période où l’armée ukrainienne a perdu 1 800 hommes au combat, les NAF ont déploré 600 victimes. C’est un rapport de 3 à 1.

Je pense que les pertes des NAF ont été plus élevées au cours des trois dernières semaines parce que les NAF ont été à l’attaque la plupart du temps. Lorsque cette étape se terminera avec la fermeture totale de la poche de Debaltsevo, je pense que le nombre de morts va beaucoup diminuer. En revanche, avec l’effondrement du chaudron, le nombre des morts ukrainiens va augmenter surtout s’ils continuent de se livrer au même genre de contre-attaques stériles que d’habitude.

 

ARRÊTER LE MASSACRE

 

Comme je l’ai dit dans l’article de Russia Insider, l’armée ukrainienne ne peut tout simplement pas continuer à laisser mourir plusieurs centaines de soldats chaque semaine. Dans la situation actuelle, il ne faudra pas longtemps avant que l’Ukraine ne rende les armes. Je le crois d’autant plus que je pense avoir grandement surestimé le nombre total de soldats ukrainiens dans le Donbass dans mon article. J’ai évalué leur nombre à environ 60 000 en me basant sur l’été dernier. Mais je crois maintenant qu’il y en a beaucoup moins, ce qui explique l’effort de mobilisation dont j’ai longuement parlé dans l’article mentionné.

 

GESTICULATIONS POLITIQUES

 

Au plan politique, la RPD / RPL adopte une ligne très dure dans les négociations.

Pour être plus précis :

 

(1) Leurs représentants contestent maintenant formellement la nature des pouvoirs plénipotentiaires de Koutchma, à savoir sa capacité à signer des accords qui engagent formellement et légalement la junte. Ils insistent pour qu’il lui soit officiellement reconnu ce pouvoir.

Comme je l’ai dit précédemment, il n’a jamais fait de doute que Koutchma agissait pour le compte de la junte quand il a signé le Protocole de Minsk et il est vraiment ridicule de le nier. Pourtant la junte refuse de formaliser la position de Koutchma, parce que s’ils admettent officiellement qu’il est leur représentant, alors ils admettent officiellement qu’ils négocient avec les NAF, ce que, pour des raisons politiques et idéologiques, ils refusent catégoriquement de faire.

 

(2) Les NAF ont dit qu’elles seraient d’accord pour un nouveau cessez-le feu sur la base de la ligne de front actuelle, mais pas sur la ligne de front du protocole de Minsk. C’est une façon de dire non aux appels à un cessez-le-feu parce qu’ils savent parfaitement que la junte n’acceptera pas cette condition. Il faut d’ailleurs noter que les NAF ont rejeté la demande d’un cessez-le feu temporaire de sept jours à Debaltsevo aujourd’hui. Je pense que c’est la première fois que les NAF rejettent une demande de cessez-le-feu.

C’est un complet retournement de situation. Au printemps et à l’été derniers, c’était la NAF (et les Russes) qui demandaient instamment un cessez-le-feu et la junte qui ignorait leurs appels tout en faisant semblant d’être d’accord. La situation s’est inversée. C’est le signe clair que ce sont maintenant les NAF qui ont l’initiative.

 

(3) Les Russes soutiennent la même ligne politique que les NAF. On n’en a pas entendu parler, mais hier, 2 février 2015, Interfax a fait cette annonce, aussi brève que capitale, à 20h03, heure de Moscou : « Le Kremlin a déclaré : la ‘ligne dure’ des milices de l’Est de Ukraine est absolument justifiée. »...

Comme je l’ai dit précédemment, les Russes ont abandonné l’espoir que l’Occident force la junte à négocier. Cette déclaration en est une preuve supplémentaire. Les NAF ont le feu vert de Moscou pour poursuivre leur offensive.

 

(4) Pour comprendre pourquoi les Russes ont abandonné l’espoir d’une solution négociée, penchez-vous sur la dernière déclaration de Porochenko aujourd’hui même. Même si tout s’effondre autour de lui, il continue à rejeter les appels à la fédéralisation et continue de dire que l’Ukraine restera un État indivisible. Comme je l’ai dit précédemment, la nature idéologique et politique de la junte lui interdit toute autre réponse et tous ceux qui pensent que la junte acceptera d’elle-même un compromis se mettent le doigt dans l’œil.

 

CRISE POLITIQUE À KIEV ?

 

Je ne parlerai pas de ce qui ressemble à un début de crise politique à Kiev, car il y a d’autres analystes qui en savent plus que moi là-dessus.

 

Alexander Mercouris – Le 4 février 2015.

 

----------------------------------------

 

Commentaire du Saker.

Voici ce que j’ai écrit dans la section des commentaires

de Russia Insider sous l’analyse d’Alexander :

 

Puisque Alexander a eu l’amabilité de mentionner mon nom, je veux juste dire que je suis *entièrement* d’accord avec son analyse, surtout quand il prédit de nouveaux désastres à l’armée ukrainienne. Il a également raison quand il dit que le nombre d’Ukrainiens tués est une catastrophe humanitaire: on pourrait bien assister à quelque chose de tout à fait étonnant – une guerre où il y a plus de victimes militaires que de victimes civiles. Qui plus est, je pense aussi que la décision d’arrêter le massacre ne dépend pas de Kiev, mais de Washington. Cette guerre va durer aussi longtemps que les États-Unis veulent maintenir la plaie ouverte et laisser le sang couler, et aucune quantité d’aide occidentale (létale ou autre) n’inversera la tendance dans cette guerre. La seule question est de savoir combien d’Ukrainiens seront sacrifiés avant que cette abomination ne s’arrête enfin. La solution à cette guerre est évidente et tout le monde la connaît: une Ukraine nominalement indivisée, avec une autonomie culturelle, économique et politique pour *toutes* ses régions, pas seulement le Donbass, et la pleine reconnaissance des autorités novorusses comme partenaire d’égale importance dans les négociations. Toutes les sottises sur les 9000 soldats russes qui auraient envahi l’Ukraine et la présentation de la Russie comme pays agresseur (comme le dit la Rada, le parlement de Kiev) ou l’affirmation insensée que la RNL et la RND sont des organisations terroristes (position officielle de Kiev) ne font que retarder la fin inévitable et augmenter le nombre des morts inutiles. Enfin, je pense également que les États-Unis / OTAN ne sont pas en capacité d’envoyer des forces pour écraser les Novorusses et donc ils ne le feront pas. Ce que les États-Unis / OTAN peuvent faire et feront, c’est fournir de l’aide financière et de l’aide militaire, et beaucoup de grands mots, de paroles en l’air et de promesses vides. Ce ne sera pas suffisant. L’analyse d’Alexander est parfaite.

Bravo!

 

The Saker

 

---------------------------------

 

Traduit par Dominique, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone 

 

http://lesakerfrancophone.net/

 

ukraine,novorossia,donbass,novorossiya,russie,usa,alexandre mercouris

Uglegorsk 

Islamo-terrorisme : France Police dénonce l’incurie des pouvoir publics.

Islamo-terrorisme : 

Un proche d’Amedy Coulibaly en couple avec une sous-officier de gendarmerie spécialisée dans le renseignement

 

Selon "Le Canard Enchaîné", un homme de l’entourage du terroriste islamiste Admédy Coulibaly, recherché pour trafic d’armes, était fiancé avec une femme gendarme, agent du renseignement.

 

« Amar R., un individu recherché pour trafic d’armes, avait été suivi par les enquêteurs de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) dès le lendemain de l’assassinat par Amédy Coulibaly de la policière municipale à Montrouge. Quelques heures avant la prise d’otages de l’Hyper Cacher, Amar R. est vu en compagnie de l’assassin.

Selon Le Canard enchaîné de ce mercredi, le service de renseignement avait poursuivi la filature d’Amar R. et constaté qu’il avait ses entrées au fort de gendarmerie de Rosny-sous-Bois (93).

Sa fiancée, selon l’hebdo satirique, est sous-officier du renseignement dans ce centre d’élite de la gendarmerie. Amar R. a pu entrer et sortir de cette forteresse avec et sans sa compagne. Il faisait pourtant l’objet d’un mandat d’arrêt européen. Il a finalement été interpellé le 23 janvier. Jusqu’à présent, sa fiancée n’a pas été inquiétée. »

Source

 

Victor De Bann, Pour NationsPresse.info, le 04 février 2015.

Article source : 

http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/un-proche-damedy-coulibaly-en-couple-avec-une-sous-officier-de-gendarmerie-specialisee-dans-le-renseignement

 

-----------------------------------

 

Islamo-terrorisme :

France Police dénonce l’incurie des pouvoir publics

 

Communiqué du Syndicat France Police (SFP)

 

SFP-France-Police.pngLa sémantique utilisée par l’Establishment pour désigner l’attentat perpétré par Moussa Coulibaly contre trois militaires français à Nice est de nature à minimiser la réalité des faits et à tromper l’opinion publique sur la réalité de la situation.

L’expression « attentat terroriste islamiste » est bannie du langage public pour être remplacée par le terme plus consensuel « d’agression de militaires ».

Et pour cause, les pouvoirs publics sont directement responsables de la présence de Moussa Coulibaly à Nice en l’ayant empêché de partir rejoindre les rangs de Daesh en Syrie et en ne prenant pas à son encontre de mesures de privation de liberté.

Madame Taubira et consorts veillent à préserver les libertés publiques des terroristes jihadistes.

Il s’est ainsi produit et il se reproduira ce que France Police annonce depuis des mois ; un jihadiste empêché de partir faire le jihad en Syrie le fera en France.

 

Rien depuis les attentats de Charlie Hebdo n’a changé hors mis avoir renforcé le plan Vigipirate, mesure d’ailleurs très critiquable.

Avoir opté pour une présence visible devant les lieux sensibles est absurde. D’abord parce que désormais les emplacements de tous les lieux sensibles sont clairement identifiés, ensuite parce que cette présence ne dissuade en rien les passages à l’acte, l’attentat de Nice en est la preuve.

Le ministère de l’Intérieur aurait pu opter pour une sécurisation des points sensibles avec des personnels armés en tenues civiles et véhicules banalisés pour plus de discrétion et d’efficacité. Mais politiquement mettre des militaires à la vue du public rapporte plus dans les urnes, peu importe le bilan final.

Cette incurie des pouvoirs publics à prendre des mesures pour assurer la sécurité des Français est aggravée par une situation bien plus inquiétante encore, une possible infiltration de notre appareil de sécurité intérieure et extérieure.

 

Amar R., complice d’Amédy Coulibaly lui-même co-auteur de la vague d’attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 entretiendrait une relation amoureuse avec Emmanuelle, sous-officier du renseignement de la gendarmerie nationale convertie à l’islam depuis deux ans.

Le sous-officier Emmanuelle, qui porte le niqab hors service, aurait permis à Amar R. de pénétrer à plusieurs reprises au sein du fort de Rosny, un lieu qui n’a rien d’anodin. Notre sens des responsabilités nous interdit d’indiquer ici l’ensemble des services qui utilisent ces locaux ; la presse ne l’ayant fait que partiellement.

Accessoirement, Amar R., interpellé le 23 janvier dernier, connu pour trafic de stupéfiants et trafic d’armes faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen.

Réactions de la gendarmerie ? Aucune.

La gendarmerie estime qu’il n’y a pas de signe de radicalisation chez Emmanuelle et qu’aucune infraction n’a été relevée contre elle.

Côté ministère ? Rien non plus. Le ministre est-il seulement au courant ?

 

France Police demande à Monsieur Bernard Cazeneuve une enquête administrative transparente en co-saisine police / gendarmerie pour faire toute la lumière sur ces faits ainsi que la suspension immédiate du sous-officier de la gendarmerie impliquée en attendant les conclusions de l’enquête.

Si les faits sont avérés, Emmanuelle ainsi que les membres de sa chaîne hiérarchique impliqués par leur inaction doivent être évincés de la gendarmerie nationale.

Le placement en garde à vue de Bernard Petit, patron de la PJ parisienne, ne doit pas nous détourner des vraies menaces.

 

Sarah Jay, Pour NationsPresse.info, le 05 février 2015.

Article source.

http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/islamo-terrorisme-france-police-denonce-lincurie-des-pouvoir-publics

coulibaly-3082163-jpg_2697848_652x284 (1).JPG

Amédy Coulibaly