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17/03/2015

Le ras-le-bol de l’occupation kiévienne augmente

Ukraine/Donbass :

 

Le ras-le-bol de l’occupation kiévienne augmente

 

La trêve se poursuit, mais le conflit continue. L’impression générale est que Kiev ne comprend pas ce qui a été signé à Minsk ou n’a pas l’intention d’honorer cet accord. Nous opterons, pour notre part, pour la seconde hypothèse. Alors que le régime « proeuropéen » prépare ce qu’il espère être une revanche pour le printemps qui arrive à grands pas, le ras-le-bol des populations du Donbass sous occupation kiévienne grandit, en même temps que grossit le nombre de mécontents dans l’Ukraine béhachélisée.

 

En même temps que les « conseillers » et « instructeurs » américains, britanniques et canadiens, les « contractors » occidentaux sont arrivés pour entrainer puis ensuite encadrer les paramilitaires ukrainiens. Hier, nous évoquions les préparatifs et manœuvres des forces armées de l’Ukraine, aujourd’hui nous pouvons affirmer que de semblables préparatifs se déroulent depuis plusieurs semaines du côté de la garde nationale, vers Kharkov et surtout en Galicie.

 

 

 

Des « contractors » anglophones encadrent l’entrainement

des paramilitaires néonazis galiciens.

( Note de K. : pas de soucis... leurs tombes sont déjà creusées ! )

 

Le ras-le-bol de l’occupation grandit

 

Sur le secteur nord de Lugansk, il est évident que la trêve est utilisée par les forces de Kiev pour renforcer non seulement ses positions, mais aussi et surtout pour accumuler des moyens potentiellement offensifs. Le renseignement militaire des forces de la République populaire de Lugansk a observé ces derniers jours sur Schachtye et Stanitsa-Luganskaya, l’arrivée d’un bataillon de 600 hommes et d’une trentaine de véhicules blindés. Cela s’ajoute aux autres arrivées ces deux dernières semaines sur cette zone.

Sur Popasna, plus à l’ouest, encore tenu par les forces de Kiev, une petite compagnie du 9e « bataillon» de défense territoriale « Vinnytsia », en tout 70 paramilitaires, vient d’arriver sur place, via Kramatorsk. Des renforts sont encore signalés sur Kramatorsk, Artemovsk, sur Konstantinovka et bien entendu sur Volnovakha. Sur Konstantinovka, un bataillon de 34 chars a été signalé faisant mouvement ce soir dans la ville.

 

Il y a même eu beaucoup d’activité ces deux dernières semaines sur Konstantinovka (plus de 30 km au nord de Donetsk). Les engins militaires s’accumulent dans l’agglomération, les troupes aussi, et même sur ses abords immédiats de la ville et, cela, de façon fort inquiétante ; à tel point qu’aujourd’hui un MT-LB est sorti de la route en plein centre-ville, causant des blessés parmi les civils et même une petite fille de 7 ans a été tuée et une femme serait aussi décédée des suites de ses blessures.

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Polina, 7 ans, tuée par la soldatesque kiévienne

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Un accident lié à l’alcoolisme du conducteur, visiblement. Cela a immédiatement provoqué une échauffourée du côté des civils, vers 20h30 (heure locale), qui sont allés protester jusque sous les fenêtres d’un casernement des forces de Kiev (dans une école !), obligeant ces dernières à tirer en l’air pour se dégager. Un bus et une camionnette des troupes d’occupation ont été brûlés, des civils ont lancé des bouteilles vides et des projectiles contre des militaires ukrainiens. Une porte d’un bâtiment occupé par la troupe a été incendiée. Des unités kiéviennes ont été appelées en renforts pour faire face à la colère légitime et spontanée de la foule. Il semblerait, ce soir, que l’attroupement de plus de 500 personnes se soit dispersé, mais la tension demeure en ville.

 

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Residents overturn cars of the Ukrainian servicemen, break windows, burn doors of the quarters of Ukrainian army, and shout anti-junta slogans. According to reports, Ukrainian soldiers opened fire by using small arms. Furious residents are not going to give up.

In the video you can hear people shouting "Faggots!", "Get the hell out!", "Donbass is strength!", "Donbass is Russia!" (Traduction & eng. subs by Kazzura)

Infos heure par heure : https://fr-fr.facebook.com/republikpopulairedudonbass 

 

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D'autres vidéos concernant Konstantinovka au bas de cette note.

 

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Depuis le début du conflit dans le Donbass, on ne compte plus les accidents de la route, divers et variés, causés par la partie ukrainienne. Cela est dû essentiellement au manque de formation et d’expérience des conducteurs d’engins, surtout pour les matériels chenillés. Il y a aussi des cas de forte consommation d’alcool en service, ce qui semble être une banalité au sein des forces de Kiev.

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Aujourd’hui encore, à Mariupol…

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Les civils des zones sous contrôle kiévien et à proximité de la ligne de front dans le Donbass supportent de moins en moins la présence oppressante des forces ukrainiennes (surtout des paramilitaires) depuis des mois. Les brutalités, le pillage, les vexations de toutes sortes de la part de militaires et surtout de paramilitaires à l’encontre des populations civiles ont engendré un ressentiment que le régime a désormais bien du mal à juguler. L’impunité dont bénéficient ces soudards qui se conduisent comme en pays conquis n’a fait que renforcer, dans les esprits, un sentiment de rejet total de ce que peut représenter un uniforme ukrainien. Le pouvoir en place à Kiev a beau faire croire, par des manifestations organisées (en faisant souvent venir des figurants de Kiev voire de Galicie comme à Mariupol dernièrement), que la population de ces agglomérations lui est toute acquise, les faits sont têtus. Il y a une hostilité de plus en plus généralisée envers la soldatesque kiévienne dans les zones sous contrôle de la junte.

 

Dans la journée, on signalait de nombreux accrochages sur l’aéroport de Donetsk, sur Spartak et sur Peski, avec l’appui de mortiers. Sur Spartak, les forces de Kiev semblent même avoir engagé de l’infanterie et des blindés. Les quartiers sud-ouest de Donetsk ont reçu au moins une salve d’artillerie en début de soirée. En de nombreux endroits, le front reste toujours sous tension, comme au nord-ouest de Lugansk, à l’ouest de Donetsk, au nord et au nord-ouest de Gorlovka et, bien entendu à l’est et au nord-est de Mariupol. Sur Shirokino, aujourd’hui, il y a encore eu des accrochages sporadiques.

 

Le dernier rempart du régime

 

3f8468ec315119795e720fb2ba81f8ca.jpgMême si nombre de groupes paramilitaires d’extrême droite posent problème, surtout en raison de leurs accointances avec le crime organisé, le narcotrafic et les ventes d’armes illégales, ils restent pour le régime l’ultime recours en cas de crise interne majeure.

Ce qui reste du « bataillon » de la garde nationale d’Ivano-Frankivsk, une compagnie tout au plus, vient de rentrer du front. Parmi eux, des activistes de Praviy Sektor. Voilà des hommes sur qui la junte peut compter pour tirer à vue contre des manifestants qui exprimeraient leur mécontentement du régime

Anton Geraschenko, un proche collaborateur du ministre ukrainien de l’Intérieur, Arsen Avakov, et qui ne cache pas sa proximité avec les néobandéristes, affirme que les citoyens ukrainiens qui refusent la pénurie, l’inflation, le chômage, la casse sociale, la corruption endémique et la guerre dans le Donbass, en somme toute la misère que le paradis « proeuropéen » leur a apporté depuis 1 an, sont des agents « payés par Poutine ». « On doit mettre fin à ces manifestations et ces rassemblements payés et truqués ! », affirme-t-il hautement sur sa page Facebook. Les rassemblements de protestation contre le pouvoir de Kiev se multiplient partout dans le pays, y compris dans la capitale. La réponse du régime risque d’être des plus nuancées puisque nombre d’unités de paramilitaires extrémistes ont été rappelées du Donbass ces derniers temps. Avakov et Geraschenko sauront les utiliser au mieux contre leurs propres compatriotes.

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Le « Führer » de Praviy Sektor, député élu à la Rada grâce à Kolomoisky et « chef » du Corps des volontaires ukrainiens (DUK), Dmytro Yarosh (ci-dessus) vient d’être nommé « conseiller » (sic) du chef de l’état-major général des forces armées de l’Ukraine. Yaroch ne connaît à peu près rien des questions militaires (il est diplômé de la fac de Philologie), même s’il fut formé jadis par les forces britanniques et qu’il fit un séjour en Tchétchénie du côté des jihadistes (mais moins long que celui du néonazi Oleksandr Muzychko dit Sashko Bily). Mais il fera un excellent commissaire politique pour fliquer les officiers supérieurs de l’armée ukrainienne et un mouchard idéal pour les « conseillers » américains, pour le chef de la police politique (SBU), l’Ukrainien à passeport américain Valentin Nalyvaychenko – dont il est un proche-, et bien entendu pour le « parti de la guerre » (Yatseniuk, Avakov, Turchinov…) qui sévit à Kiev.

 

Un flicage qui sera bien utile pour la suite des événements et qui permettra de dénicher des responsables idéaux et de faire tomber des têtes d’ici quelques mois quand, une fois les hostilités reprises pleinement, les forces de Kiev auront à subir de nouveaux échecs cuisants.

 

Le journal Le Miroir de la semaine, qui est considéré comme faisant autorité à Kiev, rapporte que le bilan de la catastrophe de Debaltsevo s’élèverait à 65% de véhicules blindés « perdus » (détruits ou capturés) et 70% pour l’artillerie (surtout la 55e brigade qui a quasiment perdu tous ses obusiers de 152 mm 2A65), selon des sources de l’état-major général. Et de préciser que les pertes des troupes ukrainiennes lors de la « retraite organisée » pour sortir du chaudron s’élèveraient à 127 véhicules blindés de tous types. Et le journal de conclure que « l’état-major fut absolument incompétent et ce gaspillage d’équipement militaire est irremplaçable pour l’Ukraine ».
 
Jacques Frère, pour NationsPresse.info, le 16 mars 2015.
 
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Konstantinovka / M.à.j Fiertés Européennes.
(Traduction & eng. subs by Kazzura)
 
 
Constantinovka unrest aftermath
 
 
On 16.03.15, in the center of Constantinovka Ukrainian army armored vehicle - MTLB (presumably driven by a drunk soldier) hit several people, including 2 children, one of them - a girl, died at the scene. MTLB crew has been taken away by the Ukrainian officials, though people demanded to hand over the driver to them.
 
 
17.03.15 : Riots continue...
People demand to hand them over driver who killed a little girl
 
 
Constantinovka : report from the scene where UAF armored vehicle killed child
 

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