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15/02/2015

[eng subs] Alexandr Zakharchenko, on new Minsk Agreements

[eng subs] 14/02/15 - DPR P.M Alexandr Zakharchenko

presser on new Minsk Agreements

Source 

Le Pravy Sektor ne reconnaît pas l'accord de Minsk

Ukraine : Le Secteur droit ne reconnaît pas l'accord de Minsk

Le groupe ultranationaliste ukrainien "Pravy Sektor/Secteur Droit" n'a pas l'intention de respecter l'accord signé à Minsk par le "quartet de Normandie", a annoncé le chef du groupe Dmitri Iaroch. (Note de K : Alias Dmytro Yarosh, alias gros salopard !)   

Le dirigeant de l'organisation ultranationaliste ukrainienne Secteur droit, Dmitri Iaroch, a déclaré que la branche armée de l'organisation ne reconnaissait pas l'accord de Minsk et "se réservait le droit de poursuivre les opérations militaires conformément à ses propres plans tactiques".

(Note de K : étonnant non !?)

"Le Secteur droit estime que tout accord avec les terroristes pro-russes n'a aucune force juridique et va à l'encontre de la constitution ukrainienne en vigueur. Par conséquent, son application n'est pas obligatoire pour les citoyens. Cela signifie que si les forces armées ukrainiennes reçoivent l'ordre de retirer les armements lourds et de respecter le cessez-le-feu, le corps de volontaires ukrainiens Secteur droit se réserve le droit de poursuivre les opérations militaires conformément à ses propres plans tactiques jusqu'à la libération complète des territoires ukrainiens occupés par la Russie", a indiqué vendredi M. Iaroch sur sa page Facebook.

Selon lui, le Secteur droit poursuivra le déploiement de ses dispositifs de combat et de réserve, l'entraînement et l'approvisionnement matériel et technique de ses effectifs et continuera à coordonner ses activités militaires avec le commandement de l'"opération antiterroriste spéciale", les brigades des forces armées ukrainiennes, les bataillons de volontaires du ministère de la Défense et les troupes du ministère de l'Intérieur.

Organisation d'inspiration néonazie, le Secteur droit réunit des nationalistes radicaux ukrainiens. En janvier et février 2014, ses membres ont participé aux affrontements avec la police et à l'occupation illégale de bâtiments administratifs. En avril dernier, ils ont pris part à la répression du mouvement de protestation dans l'est de l'Ukraine.

En novembre 2014, la Cour suprême de Russie a mis le Secteur droit sur la liste des organisations terroristes. Dmitri Iaroch fait l'objet de poursuites pénales en Russie pour appels à activités terroristes.

http://fr.sputniknews.com/international/20150213/1014674043.html 

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Et de fait... 

UAF forces break ceasefire 1 hour after it has started ! 

ukraine,novorossia,donbass,porc'ochenko,ihor kolomoïsky,igor kolomoïsky,obama,fabius,les ignobles,france sous commandement américain,monde en perdition

Traduction & eng subs by Kazzura. 

La leçon du jour...

Même le Financial Times commence à comprendre...

 

Financial Times Finally Prints the Unvarnished Truth :

Kiev Is the Violent Aggressor in East Ukraine ! 

 

Even those in Donetsk who originally supported Kiev

have come to realize that Ukraine is waging a war against its own people. 

 

Le 13 février 2015 – Source RussiaInsider

 

Note du traducteur : 

Cet article, publié à l’origine dans un journal pro-Kiev, le Financial Times, repris ensuite par Russia Insider, nous montre que l’Ukraine de Poroshenko a perdu la guerre psychologique contre le Donbass. Elle n’arrive pas non plus à gagner la guerre militaire. Elle est en faillite économique. Elle subit des fractures internes profondes non seulement avec le Donbass mais aussi à cause de ses milices nazies, ses oligarques insatiables, sa population hostile aux mobilisations…

Bref un pays en voie de dislocation interne, une nation jeune qui risque de plus en plus une mort prématurée.

Wayan

 

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Alors que de grandes figures mondiales se réunissent à Minsk pour décider du sort de l’Ukraine orientale, Tatiana Prussova, un professeur de l’école 23 de Khartsysk, se tient face à sa classe, une carte murale dans son dos.

Pendant dix minutes, elle fait la leçon du jour à un groupe d’étudiants de 15 – 16 ans : un passage en revue des récents événements qui se sont déroulés dans l’auto–proclamée République Populaire de Donetsk. Elle est en train d’expliquer un nouveau jour férié local, le 8 février, jour des jeunes héros antifascistes, et raconte une semaine cruciale au cours de laquelle les États-Unis pensent à armer Kiev alors que les rebelles gagnent du terrain autour du stratégique nœud ferroviaire de Debaltsevo.

« Grace aux avancées des rebelles de notre République Populaire de Donetsk, la route pour Debaltsevo a été fermée et la ville encerclée » raconte Melle Prussova à ses étudiants; tout en montrant la carte comme un professeur d’histoire le ferait pour raconter la bataille des Flandres ou les guerres napoléoniennes.

C’est une des leçons des dénommés cours d’information politique enseignés maintenant dans les écoles des régions d’Ukraine Orientale contrôlées par les rebelles. Une tradition soviétique abandonnée à la suite de la dissolution de l’Union Soviétique mais remis au gout du jour par le ministre de l’éducation de la république pro-russe de Donetsk.

« Nous avons décidé d’informer les enfants, d’un point de vue objectif, sur le développement des événements qui se déroulent en ce moment dans la république populaire de Donetsk » nous explique Lidiya Aksyonova, la directrice de l’école. « Les croyances que nous enseignons ici deviendront, dans 10 ans, les points de vue politique de notre gouvernement ».

 

Alors que certains peuvent voir les accords de Minsk qui appellent à un cessez le feu en Ukraine orientale et le rétablissement éventuel des frontières nationales comme une première étape vers un démantèlement de la République de Donetsk, on voit peu de signes dans la région d’un gouvernement rebelle prêt à céder ses prérogatives – ou même d’une société qui en montre le désir.

A la suite du siège d’un mois qui a détruit les infrastructures locales et laissé une population sous un pilonnage militaire quasi constant, une nouvelle identité régionale est en train de prendre forme à Donetsk. Même si elle se forme grâce à des initiatives venues d’en haut comme les cours de Melle Prussova, elle est aussi due, en grande partie, aux bombardements de l’armée ukrainienne qui ont retourné de nombreux anciens partisans de Kiev contre elle.

 

Une autre source de colère fut le discours d’octobre fait par Petro Poroshenko dans lequel il déclare que les habitants de la région du Donbass vont souffrir en rétorsion aux actes de leurs dirigeants. « Nos enfants iront à l’école pendant que les leurs se cacheront dans les caves » a-t-il déclaré en menaçant du doigt.

« En tant qu’étudiante, représentante de la future génération, j’étais pour une Ukraine unie. Je croyais vraiment en Poroshenko » nous dit Yekaterina, une étudiante de 20 ans à l’université nationale de Donetsk. Alors que sa famille avait fui du coté ukrainien l’été dernier, ils furent forcés de revenir en septembre après avoir épuisé leurs ressources financières. C’est alors que leurs sentiments ont changé.

« Nous pensions que Poroshenko viendrait à Donetsk mais il n’est jamais venu » nous raconte t’elle. Elle n’est pas d’accord avec ceux qui prétendent que les habitants de Donetsk sont endoctrinés par les rebelles et la télévision russe. « Pas besoin d’être un soldat pour comprendre d’où viennent les tirs. Nous avons accès à internet. Nous ne sommes plus à l’âge de pierre. Nous ne sommes pas des zombies ».

 

A Kievsky, un quartier de Donetsk parmi les plus fortement bombardé, une femme d’âge moyen, Svetlana, nous a raconté qu’elle avait vécu sous terre, dans un refuge datant de la guerre froide, avec une cinquantaine de ses voisins depuis que les bombardements ont commencé en mai dernier. Alors qu’elle avait refusé de prendre part au référendum séparatiste de mai, « je trouvais l’idée plutôt étrange » nous explique t’elle, son point de vue a bien changé après ces mois passés sous terre.

« Comment pourrais-je encore être pour une Ukraine unie alors que Kiev vient de passer six mois à nous bombarder, demande-t-elle, une fois au pouvoir ils ont détruit toute l’infrastructure de l’Ukraine orientale. »

 

Enrique Menendez, un homme d’affaire ukrainien d’origine espagnol, nous explique que l’une des plus grosses erreurs de Kiev est d’avoir diabolisé les gens d’Ukraine orientale plutôt que d’entamer le dialogue avec eux.

« Au début, beaucoup de journalistes, bloggeurs, analystes, la plupart pro- ukrainiens, ont quitté Donetsk. Mais lorsqu’ils furent a Kiev, ils ont vu comment le discours à propos de l’Ukraine orientale était extrêmement négatif » nous dit Mr Menendez. « L’agression et le manque de compréhension de ce qu’il en était vraiment ont profondément offensé les gens qui sont resté la bas. »

Alors qu’il était l’un des organisateurs d’une manifestation pour l’Ukraine unie en mars dernier, Mr Menendez a finalement décidé de rester à Donetsk pour mettre en place une organisation d’acheminement de l’aide humanitaire.

En août il n’y avait plus que cinq personnes restantes dans son immeuble. Ils pouvaient se réunir dans le couloir au pire des bombardements. Maintenant presque tous les résidents, environ quatre-vingt, sont revenus y habiter.

« La guerre a changé notre état d’esprit, nous explique-t-il, nous avons cessé de donner de l’importance aux choses superficielles. Nous avons tout perdu: nos économies, nos projets, nos commerces. Quelques un ont perdu leurs proches. Mais nous sommes devenus plus pur ». 

Même si les bruits de tirs d’artillerie pouvaient encore s’entendre dans le centre de Donetsk cette semaine, la vie a retrouvé un cours normal dans la plupart des quartiers de la ville.

 

Igor Kostenok, ministre de l’éducation de la république de Donetsk, apparaît déterminé à utiliser sa position pour encourager à la formation d’une identité régionale durable. En plus de ses cours d’information politique, Mr Kostenok nous dit que les écoles enseigneront aussi l’expérience des jeunes ayant combattu du coté rebelle cet été.

« Notre histoire à l’époque de la 2nde guerre mondiale nous montre que de nombreux enfant qui furent forcé à murir rapidement à cause de la guerre ont pris les armes et défendu leurs maisons. L’histoire est condamné à se répéter » dit-il.

 

Un de ces jeunes est Alexander Vasin, un étudiant de 16 ans qui a combattu à l’aéroport de Donetsk, pendant l’été, dans le bataillon de la 15eme brigade internationale, malgré le désaccord de ses parents. Il revint quand l’école reprit en septembre mais dit qu’il retournera dans le bataillon plus tard si la guerre n’est pas terminée. A propos des combats il nous a confié : « c’est difficile au début mais on s’y habitue »

Une vidéo des combats prise grâce à son portable a gagné un prix du ministère de l’éducation et est maintenant visionnée dans les écoles de la région.

 

Article original paru dans le Financial times. 

Traduit par Wayan, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone. 

http://lesakerfrancophone.net/le-financial-times-comme-russia-today/

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En attendant le cessez-le-feu…

Ukraine/Donbass :

En attendant le cessez-le-feu…

 

A peine 24 heures après avoir signé l’accord de Minsk, Porochenko est monté aux ordres : il s’est entretenu avec Barak Obama et ce qui est ressorti de cette conversation ne permet pas de croire au respect du cessez-le-feu de la part de la partie kiévienne.

Le potentat « proeuropéen » menace d’imposer la loi martiale dans tout ce qui reste de l’Ukraine. Parfaire ce qui ressemble à une dictature le séduit de plus en plus. C’est aussi un moyen pour lui de donner des gages à ses alliés de l’extrême droite atlantiste et du « parti de la guerre » qui dominent la Rada.

Quant au cessez-le-feu, il tarde à venir, comme nous l’avions prévu. Ce soir, Donetsk subit un déluge de fer et de feu, les victimes risquent d’être innombrables.

 

La junte pro-Europe et haine vient de fournir des photos du conflit géorgien de 2008 pour faire accroire à une « invasion russe ». L’idée saugrenue vient de Semen Semenchenko (qui est lieutenant-colonel, prière de ne pas rire, c’est pathétique !) et de quelques autres tristes personnages du parti de la guerre à la Rada soutenus par une tripotée de néocons US. Une manipulation grossière (Note de K. : vous devez absolument aller voir/lire ça ! A peine croyable !) qui s’ajoute aux centaines d’autres depuis le début de ce conflit voulu par le régime de Kiev. Ces gens-là osent tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît !

 

 

Ils fuient en Russie la guerre que la clique

pro-Europe et haine de Kiev leur impose depuis un an...

 

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La situation sur le front n’a pas changé. La poursuite des combats dans le chaudron de Debaltsevo et sur la partie nord de l’encerclement ont focalisé toutes les attentions ces dernières 24 heures. Il en est de même des combats à l’est de Mariupol, alors que les batteries kiéviennes n’ont pas cessé de pilonner Gorlovka, Donetsk, Makeevka. On signale, en outre, l’action de petits commandos ukrainiens vers l’agglomération de Donetsk. Ils sont activement recherchés.

Selon les renseignements des FAN, les forces de Kiev prévoyaient de tirer le reste des munitions de leurs batteries avant minuit, heure du cessez-le-feu convenu par les pourparlers de Minsk. Ce déferlement de fer et de feu devait avoir lieu de 19h00 à minuit (heure locale). A l’heure où nous bouclons (20h15 heure de Paris), on n’apprend que ce pilonnage massif a commencé sur l’ensemble de l’agglomération de Donetsk, notamment sur Marinka qui subirait en plus une attaque en règle depuis la tombée de la nuit.

 

Le tombeau de Debaltsevo

 

DPR will not maintain ceasefire in Debaltsevo in case if UAF attempt to break through.

Traduction & eng subs by Kazzura.

« Toute tentative des forces armées de l’Ukraine de sortir de ce chaudron ou de le déverrouiller, sera considérée comme une violation des accords de Minsk ». C’est Aleksandr Zakharchenko, le président de la République populaire de Donetsk qui l’a affirmé au cours de la journée. (cf vidéo ci-dessus)

Une déclaration qui sonne comme un avertissement.

 

L’état-major général des forces armées de l’Ukraine continue de désinformer quant à la situation réelle au sud de Svetlodarsk et de Luganskoe. Une équipe de journalistes ukrainiens a tenté de rejoindre hier Logvinovo parce que l’état-major de Kiev leur avait assuré que la proche n’était pas fermée. Finalement, ils n’ont même pas atteint à Luganskoe, se contentant d’observer de loin les incendies dus aux combats et d’entendre une salve de Grad et un tir de 203 mm Pion. Ils ont compris par eux-mêmes la situation opérationnelle réelle. Reste à savoir s’ils pourront en rendre compte dans leurs médias respectifs.

Les forces ukrainiennes n’arrivent pas à briser l’encerclement de quelque 8 à 10.000 hommes, avec armements et matériels, en attaquant par la route principale qui traverse Logvinovo. Aussi, les troupes ukrainiennes ont fait plusieurs tentatives de contournement du village sur la M03, mais elles ont été rapidement repérées, stoppées et détruites, comme cette colonne hier soir de véhicules transportant des munitions et du carburant.

Après une demi-douzaine de tentatives de reprise de Logvinovo, hier et la nuit dernière, les forces de Kiev semblent avoir cherché à maintenir la pression, aujourd’hui, en évitant tout contact qui leur couterait encore des pertes humaines et matérielles. De son lit d’hôpital,
Semenchenko a reconnu que son « bataillon Donbass » avait subi des pertes : 3 paramilitaires tués et six blessés. En fait, c’est nettement plus que cela si l’on fait référence aux photos et vidéos prises sur le terrain.

(...) 

Les combats de rues au cœur de la ville de Debaltsevo, hier en fin de journée et durant la nuit, ont mobilisé des éléments de la 4e brigade mécanisée de la RPL, d’autres de la brigade « Prizrak », des moyens d’artillerie conséquents et même des chars lourds. Les pertes ont été lourdes des deux côtés, tellement la ville ressemble à un camp retranché.

(...) 

 

 

[eng subs] Debaltesvo: NAF frontline base. Video by Graham Phillips.

 

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Accrochages sur le reste de la ligne de front

 

Sur les autres secteurs du front, on ne note pas d’évolution significative (mis à part sur Mariupol, voir plus bas). Hier, nous évoquions Praviy Sektor et son improbable chefaillon. Aujourd’hui, on apprend que les soudards qui se réclament du mouvement de Yaroch, se seraient fait remarquer dans Krasnoarmeisk (nord-ouest de Donetsk) en s’adonnant à des pillages et autres brigandages dont ils sont coutumiers. Ce qui n’était pas forcément du goût du commandant militaire de la ville, Yevgeniy Fomulyayev…

(...) 

 

Ça chauffe sur le front sud

 

Alerte sur Starobeshevo, plus à l’est de Dokushaevsk : les forces ukrainiennes, après une préparation d’artillerie conséquente, semblent avoir lancé une reconnaissance offensive pour soulager leurs troupes aux prises avec les FAN à l’est de Mariupol. On ne sait pas pour le moment ce qu’il en est exactement, mais plusieurs agglomérations ont été particulièrement touchées ces dernières 24 heures par les frappes de l’artillerie lourde ukrainienne. Les agglomérations de Michurino, Petrovskoe, Razdolnoe, Neskolko ont été très largement pilonnées en cours de journée.

A l’est de Mariupol, le « régiment » de paramilitaires néonazis « Azov » signalait ce matin qu’à partir de 6h00 (heure locale), ses éléments avancés subissaient des attaques des forces indépendantistes près de Shirokino. Les FAN, après avoir mené hier une reconnaissance offensive avec un groupe de combat mécanisé, mènent en ce moment une attaque en règle contre les positions ukrainiennes dans la zone de ce gros village, avec des chars, des BMP et de l’artillerie. A 7h00, à partir de positions vers Mariupol, l’artillerie ukrainienne a fourni un appui-feu conséquent au bataillon de néonazis, mais sans doute insuffisant.

Vers 09h30, les premiers blindés républicains entraient dans Shirokino, accompagnés de DRG qui sécurisaient la zone. Les forces de Kiev ont alors tenté une contre-attaque. L’aviation ukrainienne a été aperçue le long de la côte (le commandement d’Azov les a pris pour des avions « russes »…).

(...) 

A l’hôpital central de Mariupol, le balai des ambulances ne cesse pas depuis ce matin et même hier : « Azov » aurait au moins eu dans la journée une cinquantaine de blessés, aucune information ne circule sur les tués (il y aurait eu 4 tués à Shirokino ce matin). Vers 19h00, environ 24 blessés de l’unité (dont 4 dans un état grave) ont été évacués du secteur de Shirokino (source « Azov », ce qui est évidemment une évaluation minimales des pertes). Les combats se poursuivent ce soir.

 

Les FAN craignent que de multiples provocations soient mises en œuvre de la part des forces de Kiev dans le but de faire capoter le cessez-le-feu et de facto les accords. Parmi les hypothèses avancées, il y aurait celle qui consisterait à confondre les fantassins de Nouvelle Russie et ceux de Kiev dans le but de rendre responsables les indépendantistes d’exactions contre les populations. Hypothèse vraisemblable quand on s’aperçoit que certaines unités de paramilitaires portent désormais des tenues de combat ressemblant à s’y méprendre à celles souvent aperçues du côté des FAN. Ainsi, à Trehizbenka (nord-ouest de Lugansk sur la Seversky Donets), cette photo, ci-dessous, des éléments du « bataillon Saint Nicolas» en treillis semblables à ceux que les milices portent assez souvent. Seuls leurs insignes d’unité et de nationalité cousus sur la toile identifient leur appartenance aux forces ukrainiennes.

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Jacques Frère, pour NationsPresse.info, le 14 février 2015.

Pour lire l'intégralité de l'article, regarder les autres vidéos, etc..., cliquez sur : http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-en-attendant-le-cessez-le-feu#more-239192

 

Vers une nouvelle illusion de paix ?

Sommet de Minsk. 

Vers une nouvelle illusion de paix ?

 

Françoise Compoint pour Sputnik France, le 13.02.2015

 

L'accord de cessez-le-feu signé dans la nuit du mercredi au jeudi 12 février à Minsk rend d'abord optimiste - y aurait-il, en fin des fins, une faible lueur d'espoir ? - autant qu'il rend, après mûre réflexion, perplexe. Pourquoi ?

 

Le sommet des quatre qui s'est tenu dans la capitale de la Biélorussie, même s'il semble avoir conduit à un consensus répondant et aux aspirations de Kiev et à ceux des RPD-RPL puisque les parties belligérantes ont signé l'accord de paix, n'est cependant rien de plus qu'une étape provisoire supposant des négociations poussées entre l'Ukraine et le Donbass... sans l'encadrement des puissances occidentales et de la Russie. 

 

Dans la mesure où le conflit a dès le début était présenté comme une guerre civile — admettons le — il semblerait normal que ses principaux protagonistes se mettent d'accord entre eux et sur les conditions du retrait définitif de l'artillerie lourde, des unités militaires ukrainiennes ainsi que des bataillons punitifs des frontières du Donbass et sur le statut étatique de la Novorossia. Rien n'est plus logique et en même temps rien n'est plus problématique.

 

Premièrement, il apparaît douteux que Kiev se défasse de ses influences américaines ce qui, à vrai dire, reviendrait à faire preuve d'une plate ingratitude sachant à qui le roi du chocolat doit son trône. Les accolades de M. Porochenko avec M. Kerry en disent très long de même que cette rencontre de M. Porochenko avec les leaders occidentaux qui fut préalable à la rencontre des quatre à Minsk. Inutile de dire que malgré quelques sages intentions motivées par la peur, ni la France, ni l'Allemagne n'ont de marge de liberté (lire de souveraineté) suffisante à s'opposer à la stratégie US entièrement orientée vers la guerre en Europe. J'en veux pour preuve le projet de livraison d'armes létales à l'Ukraine pour la copieuse somme d'un milliard de dollars toujours de vigueur à en croire le Congrès US. La France, l'Allemagne et la Russie parlent d'armistice, les USA parlent de réarmement. Curieuse contradiction.

 

Deuxièmement, si la création d'une zone démilitarisée représente une condition sine qua non que l'on ne puit qu'applaudir debout, le projet de décentralisation formulé n'est pas le projet de fédéralisation dite « élargie » dont il fut question la semaine dernière au Kremlin. Il ne faut pas se faire d'illusions. Les blessures sont trop profondes pour que le Donbass consente à obéir à la juridiction de Kiev surtout dans un pays en faillite et divisé comme l'a brillamment démontré l'échec de la dernière mobilisation. La guerre rendant ses victimes autrement plus lucides qu'elles ne le sont en temps de paix, le Donbass comprend parfaitement que ce nouveau Minsk résulte de l'immense déroute de Debaltsevo et non pas d'une prise de conscience subite des souffrances endurées par des civils qui ont eu le tort de rejeter un putsch sponsorisé de l'extérieur. Quel serait le sort de Porochenko si les 8000 soldats ukrainiens pris au piège avaient été exécutés par l'insurrection ? Il est clair que ses jours politiques auraient été comptés.

 

Troisièmement, il semble étrange que ce sommet de Minsk qui n'est que du réchauffé — il suffit que l'armée ukrainienne connaisse de mauvais jours pour qu'une trêve soit déclarée — soit perçu comme « un sommet de la dernière chance » sinon, nous dit-on avec une obstination frôlant l'hypnose, c'est la guerre. Entre qui et qui ? Elle a déjà lieu en Ukraine. Voudrait-on insinuer que ses frontières s'élargiraient impliquant de nouveaux territoires ?

Laisserait-on entendre qu'il s'agira d'une guerre entre l'OTAN et la Russie la livraison d'armes létales clairement destinées à frapper des civiles ethniquement russes à 60% enfermant Moscou dans un dilemme moral d'une éminente gravité ? Si c'est le cas, l'Europe sera entraînée dans une épopée sanglante dont elle sortira profondément meurtrie. Les promenades de BHL à travers Kramatorsk aux côtés de Porochenko la veille du sommet, n'en seraient-elles pas la sombre préfiguration ?

Nous en aurons des nouvelles d'ici peu.

 

Françoise Compoint pour Sputnik France, le 13.02.2015

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150213/1014658660.html

 

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Photo : Kirill Kudryavtsev, pour Reuters